Vendredi 20 mai 2005
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Pour changer un peu des coups de gueule récurrents, des phobies et de la BD, je vous plonge aujourd'hui dans le divin monde d'Eluard et d'Apollinaire. Voici donc deux poèmes de ces monuments littéraires :
Lamoureuse
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont les miens
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux
Elle sengloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font sévaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Eluard.
Ladieu
Jai cueilli ce brin de bruyère
Lautomne st morte souviens-ten
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens toi que je tattend.
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il sécoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine ?
Guillaume Apollinaire.
Le train sur ses rails roule et déchire la nuit,
Les larmes sur ses joues coulent et déchire sa vie.
Vous noterez au passage que les deux derniers vers sont de moi. Sans avoir la prétention d'arriver à la cheville de ces écrivains, je taquine le vers.
Vous allez me dire que je me suis pas foulé aujourd'hui, et bien je vous dirai que je suis feignant et fier de l'être. Hier, je regardai Envoyé Spécial sur l'entrainement des commandos. Un de ces hommes disait qu'il aimait se faire violence (plonger ds de l'eau glacée, ramper dans de la boue, jogging de 25km...) et que pour lui l'enfer c'était l'inactivité. Mon sang n'a fait qu'un tour. Qu'il y a-t-il de plus agréable que de se réveiller au fond de sa couette, réveillé par le chant des tits oiseaux (pas des pigeons, cf article d'hier). De gouter des croissants chauds beurrés trempés dans un café serré. De s'habiller en regardant dehors et non en fonction des prévisions (svt foireuses) de la météo. De prendre l'apéro à l'ombre sur la terrasse. De faire une sieste (crapuleuse?) à l'ombre des arbres. Et l'autre zouave sado-maso prend ca pour l'enfer. Alors, soit, je vais pêcher comme un fou. Manger, tuer, convoiter la femme de mon voisin.... Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour avoir une eternité peinarde.......
NB : today, po de photo...
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